PSYCHANALYSE EN EXTENSION PRESENTE

Au-delà du principe de plaisir

Colloque du Centenaire
1920 - 2020

Pierre Marie

Marc Masson

Yves Sarfati

14 novembre 2020 - 15 novembre 2020

Hopital Necker 149 Rue de Sèvres 75015 Paris

Programme

François Ansermet

JOCELYN BENOIST

NICOLAS DANZIGER

RAPHAËL GAILLARD

BERNARD GOLSE

FRANÇOIS JOUEN

CATHERINE JOUSSELME

JEAN-PIERRE LEFEBVRE

MATTHIAS PESSIGLIONE

ÉLISE PESTRE

JEAN-POL TASSIN

ALAIN VANIER

Introduction

Le 29 septembre 2018, nous appelions à une éthique du décloisonnement entre psychanalyse, psychiatrie et neurosciences à l’occasion d’un colloque placé sous l’autorité morale de Jean Delay et la présidence de Éric Kandel. Il y allait de l’avenir de ces trois disciplines qu’elles apprennent à œuvrer de concert pour éviter les deux écueils qui les tentent sans cesse. L’idéalisme d’une part, le réductionnisme de l’autre. Un « inconscient » séparé de toute inscription cérébrale et de tout environnement, réhabilitant le spiritualisme, l’inconscient égalé à l’âme. Un « inconscient » réduit à l’inscription cérébrale et séparé de tout environnement, réhabilitant le matérialisme, l’inconscient égalé au corps.

Or, Freud, contrairement à la première thèse, ne sépare jamais expression et inscription cérébrale, en particulier dans Au-delà du principe de plaisir, une telle option lui paraissant fantasque. Et, contrairement à la seconde thèse, Freud n’imagine pas un seul instant l’homme à part de son environnement où il puise, tant auprès de son entourage précoce qu’auprès des usages de la société, les normes qui organisent ses capacités à partir de leur implémentation neurale.

Le dialogue se poursuivra en 2020, à l’occasion du centenaire de la publication d’Au-delà du principe de plaisir.

Comment comprendre les pulsions de vie et de mort aujourd’hui ? Comment comprendre la compulsion de répétition tant à partir de la clinique qu’à partir des plus récents modèles neuroscientifiques portant en particulier sur l’épigenèse synaptique ? Quels sont les apports des modèles neurobiologiques, des marqueurs somatiques, de la science cellulaire, au principe de répétition et au travail du négatif ?

Ce colloque propose de poursuivre sur la voie d’une « éthique du décloisonnement entre psychanalyse, psychiatrie et neurosciences », en s’adjoignant à cette occasion la neurologie et la neurobiologie, pour aborder l’intrication du plaisir et du déplaisir dans la répétition du symptôme tant à partir des modèles théoriques que des témoignages cliniques et pratiques pour voir à l’œuvre dans le travail thérapeutique la cohérence et la pertinence des modèles de manière à ouvrir des interrogations pour notre temps.

Billeterie